Taux de no-show : les chiffres clés par spécialité médicale en France
2025-09-15
Introduction
Les rendez-vous non honorés, ou "no-shows", ne sont pas seulement une source de frustration pour les professionnels de santé ; ils représentent également un coût important en temps perdu, en manque à gagner et en désorganisation logistique. Dans un contexte où l'accès aux soins devient critique dans certaines régions, chaque créneau non utilisé est un créneau qui aurait pu profiter à un autre patient.
En France, le phénomène des no-shows reste préoccupant, avec une fréquence variable selon les disciplines médicales. Cet article propose une analyse approfondie des taux de no-show par spécialité médicale, afin d’aider les praticiens à mieux comprendre et anticiper ce phénomène.
Qu’est-ce qu’un « no-show » et pourquoi est-ce un problème ?
Un no-show se produit lorsqu'un patient ne se présente pas à son rendez-vous médical sans prévenir le professionnel de santé. Contrairement à une annulation anticipée, ce type d’absence laisse difficilement place à une réorganisation du planning, générant :
- Une perte de revenus pour le praticien ;
- Une désorganisation logistique ;
- Une saturation artificielle du système de soins ;
- Une perte d'opportunité pour d'autres patients.
Selon les données de l’Assurance Maladie et différentes études sectorielles, entre 6 % et 10 % des consultations en France ne sont pas honorées sans annulation préalable. Ce taux peut atteindre jusqu’à 20 % pour certaines spécialités.
Les taux de no-show par spécialité médicale
Le taux d'absentéisme varie fortement d'une spécialité à une autre, en fonction du mode de consultation, de l'urgence perçue, du type de clientèle ou encore de la fréquence des rendez-vous. Voici un tour d’horizon des chiffres clés les plus récents.
Médecine générale
- Taux moyen de no-show : environ 5 % à 7 %
Les médecins généralistes sont relativement épargnés par le phénomène, en particulier grâce aux consultations sans rendez-vous dans certains cas. Toutefois, en zone urbaine, la pression sur les créneaux disponibles rend le no-show plus problématique.
Spécialités médicales (cardiologie, gastro-entérologie, etc.)
- Taux moyen : 7 % à 10 %
Les spécialistes sont davantage concernés, en particulier lorsqu'il y a des délais d'attente supérieurs à 3 semaines. Certains patients prennent rendez-vous auprès de plusieurs spécialistes et choisissent finalement celui qui les reçoit le plus vite, sans toujours annuler les autres.
Gynécologie
- Taux moyen : 10 % à 12 %
Le no-show en gynécologie est souvent lié à la gêne ou à des raisons personnelles (changements de situation, grossesse, etc.). Les rendez-vous de dépistage sont souvent plus sujets aux annulations non anticipées.
Ophtalmologie
- Taux moyen : 8 % à 11 %
Dans les grandes agglomérations, où l’attente chez un ophtalmologue dépasse souvent deux à trois mois, l’absentéisme peut atteindre des sommets. Des taux de 15 % sont parfois observés.
Psychiatrie & Psychologie
- Taux moyen : 15 % à 20 %
C’est l’une des spécialités les plus touchées. Plusieurs facteurs entrent en jeu : pathologies spécifiques, engagement sur le long terme, ou encore difficultés psychologiques à assumer un rendez-vous. Le manque de suivi en cas de première séance est également un problème important.
Orthodontie
- Taux moyen : 12 % à 14 %
Chez les adolescents, les no-shows sont fréquents, surtout quand le traitement est étalé sur plusieurs mois ou années. Les rendez-vous pris par les parents peuvent être oubliés ou jugés moins importants par les jeunes patients.
Kinésithérapie
- Taux moyen : 10 % à 13 %
En kinésithérapie, l'engagement dans le temps (plusieurs séances hebdomadaires) peut entraîner une lassitude, surtout en cas de faible douleur ressentie. Les créneaux du matin ou du soir sont les plus exposés.
Pédiatrie
- Taux moyen : 8 % à 10 %
Les no-shows en pédiatrie observés concernent souvent des rendez-vous de suivi ou de vaccination, moins urgent dans l’esprit des parents jeunes ou débordés. Les absences sont fréquentes en période scolaire ou de vacances.
Dermatologie
- Taux moyen : 6 % à 9 %
Spécialité souvent sollicitée pour des soucis esthétiques ou non urgents. Lorsqu’un rendez-vous est obtenu à plus de six semaines, sa perception d’utilité peut décliner, favorisant l’oubli ou la dépriorisation de la consultation.
Comportement des patients et facteurs d’absentéisme
Plusieurs facteurs expliquent les taux variables de no-show selon les spécialités :
- Temps d’attente : une longue attente avant le rendez-vous diminue la probabilité qu'il soit honoré.
- Engagement émotionnel et motivation : les rendez-vous perçus comme essentiels ou engageants (chirurgie, interventions douloureuses, etc.) génèrent moins d’absentéisme.
- Flexibilité professionnelle : les patients très occupés, comme les actifs, décalent ou oublient leurs rendez-vous plus fréquemment.
- Mode de prise de rendez-vous : les rendez-vous pris en ligne, trop à l'avance, ou dans un parcours fragmenté (comme les parcours hospitaliers), sont plus sujets à l'oubli.
Conséquences économiques pour les professionnels de santé
Une estimation du syndicat national des médecins libéraux indique qu'en moyenne, un praticien peut perdre entre 10 000 € et 30 000 € par an à cause des rendez-vous non honorés. Pour une clinique ou un cabinet pluridisciplinaire, le manque à gagner peut dépasser les 100 000 € par an, notamment dans les spécialités à hauts volumes comme la radiologie.
Au-delà de la perte financière, les impacts indirects sont nombreux :
- Moins de fluidité dans la gestion des plannings ;
- Équipes démotivées ou sous-employées ;
- Insatisfaction croissante des patients qui peinent à obtenir des créneaux ;
- Perte de rentabilité dans certaines cliniques privées.
Solutions pour réduire le taux de no-show
Face à ces données préoccupantes, de nombreuses innovations sont proposées pour aider les professionnels à réduire leur taux de no-show. En voici quelques-unes :
1. SMS et emails de rappel automatisés
Les rappels envoyés 24 à 48 heures avant le rendez-vous permettent de réduire jusqu’à 30 % des absences non prévues. Les solutions SaaS de gestion de rendez-vous intègrent cette fonctionnalité de base.
2. Paiement partiel ou engagement en ligne
Certaines plateformes proposent de facturer des frais de réservation ou un acompte. Cela permet de responsabiliser le patient, même symboliquement.
3. Créneaux dynamiques avec liste d’attente
Permet de remplir rapidement les créneaux annulés de dernière minute avec d'autres patients en file d’attente automatisée.
4. Analytique prédictive
Des logiciels exploitant l’historique du comportement des patients pour anticiper les profils à risques (première visite, créneaux tôt le matin, etc.) permettent de mieux ajuster les rappels et stratégies de relance.
5. Communication proactive
Un simple lien SMS permettant de confirmer ou annuler/modifier un rendez-vous facilite la gestion côté patient et permet une meilleure anticipation côté cabinet.
Conclusion : mieux comprendre pour mieux agir
Les taux de no-show varient significativement selon les spécialités médicales en France, mais ils ont tous un point commun : leur impact sur le bon fonctionnement des cabinets et la qualité de l’accès aux soins. Comprendre les chiffres, c’est déjà une première étape vers la maîtrise du problème.
Chez [Nom de votre solution SaaS], nous aidons les professionnels de santé à réduire leurs taux de no-show jusqu'à 70 % grâce à des automatisations intelligentes, une communication fluide avec les patients et une gestion optimisée des plannings.
👉 Vous souhaitez réduire vos rendez-vous non honorés et augmenter la rentabilité de votre cabinet ?
Demandez dès maintenant une démo gratuite de notre solution et découvrez comment nous pouvons transformer la gestion de vos rendez-vous.
[Call-to-Action – Lien vers la démo ou contact commercial]
Sources :
- CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins)
- Assurance Maladie – Etude sur les comportements de prise de rendez-vous
- Études internes de plateformes de rendez-vous médicaux (Doctolib, etc.)
- Syndicat national des médecins libéraux – données 2023